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Education

vendredi 18 août 2006



Les bourses

Dès 1994, année de la création du Club, une dizaine de bourses étaient accordées, "aux méritants et aux nécessiteux". 15 € (100 francs à l’époque), ce n’est rien. Et pourtant cela a permis à des jeunes de se fournir en matériel scolaire et de travailler pendant un an. Le Club s’est engagé à reconduire les bourses d’année en année, jusqu’à la fin de la scolarité des jeunes. Car une scolarité interrompue est souvent une scolarité perdue.

Et le Club Rhône-Mékong ne veut surtout pas de saupoudrage inutile. À mesure que s’accroissaient les capacités du club et que les succés des premières années se confirmaient, le nombre des bourses a augmenté, couvrant toutes les régions du Viêt Nam.

En 1997, c’étaient plus de 100 bourses délivrées en mains propres aux enseignants responsables. Quant au bilan de l’année 2000, il laisse rêveur : 266 bourses ou aides de tous niveaux et dans toutes les régions pour un total de 26.250 francs.


Le témoignage d’un enfant de Vinh Thuy :"Je m’appelle Doan Thi Ngoc Trâm. Je suis née en 1989 et j’habite Dalat. Orpheline, je suis élevée par ma grand-mère qui a plus de soixante-dix ans. Je ne pourrais pas aller à l’école si nous n’étions pas aidées. Merci."

Samedi 17/8/2005

Distribution des bourses Rhône-Mékong lors d’une cérémonnie solennelle du Comité Populaire du 1er arrondissement de la ville de Vung Tau.

Pour de plus amples informations voir la dépêche n° 26

Construction d’écoles

Aider les enfants à aller à l’école est une chose. Encore faut-il qu’ils aient des salles où s’asseoir et où suivre les cours. Construire en dur, c’est construire pour l’avenir, c’est participer au redressement d’un pays dévasté par des décennies de guerre. Les enseignants des régions pauvres et reculées du Viêt Nam travaillent bien souvent dans des constructions provisoires qui s’envolent à la moindre tempête. Mais se lancer dans un projet aussi ambitieux et coûteux que la construction d’une école n’est pas une mince affaire. Il faut examiner la question sur le terrain, rencontrer les pouvoirs publics, s’assurer de l’avancée et de la finalisation des travaux… Toutes choses que le club Rhône-Mékong n’aurait jamais pu réaliser sans l’engagement fervent de ses membres.

- École de Nui Than, 1998

Le district de Nui Than se situe à une centaine de kilomètres de Da Nang. Ancien pays de la civilisation disparue des Chams, les bords de la mer de Chine ressemblent à un petit coin de paradis. Mais la pauvreté y est extrême. Les seules activités sont agricoles et sujettes aux aléas météorologiques sur une terre victime des typhons. Plus de la moitié des foyers est logée dans des cabanes provisoires. En 1998, l’unique école primaire comportait 10 classes dans un état de vétusté totale. Chaque année, plusieurs centaines d’enfants ne pouvaient être scolarisés, par manque de place.



- L’école de Ba Vat, 2000

Une autre région, une autre splendeur, une même désolation. Dans le sud du Viêt Nam, à la pauvreté matérielle implacable. Région fréquemment sujette aux inondations, la vie y est rude et précaire. L’humidité des marécages ronge tout. Là aussi, l’équipement éducatif fait cruellement défaut. My Ha Girard a encore des cousins dans ce village. Après un premier contact par correspondance, plusieurs membres du Club se rendent avec elle à Ba Vat pour juger de la nécessité et de l’importance du projet, qui est accepté.
Le Club Rhône-Mékong a construit quatre salles de classe dans le village de Ba Vat. Afin que même les oubliés sachent qu’on pense à eux…

- L’école de Bac San, 2001

Nous sommes loin des zones inondables du Sud et des plages torrides du Centre. C’est au milieu des montagnes du Nord que le club Rhône-Mékong engendre sa troisième construction en dur. Cette fois le projet est ambitieux : une école primaire de quatre classes dans le village de Bac San, perdu au milieu du labyrinthe des montagnes du district Bac Can.

À travers les forêts, les enfants des minorités Man, Tay et Nùng font quatre ou cinq kilomètres à pied pour aller en cours. Les salles qui existaient ont été détruites ou endommag&eacutees par une tempête. Le projet, rapporté au club par Chantal Nguyên, demande une réalisation urgente. Le docteur Uon, correspondant du Club, vérifie l’avancée des travaux qui, malgré des crues meurtrières, se finalisent dans les dates prévues. "Tata" Henriette Bui Viêt Linh et Denise Thieû ont assisté à son inauguration, en mars 2001. Dans une région oubliée, où le climat est des plus rudes, la formation de la jeunesse et de l’avenir prend tout son sens. Espérons que l’amélioration des conditions d’enseignement portera ses fruits.

- En 2002 : L’école de Dan Ha

Trois écoles, c’est énorme. Et c’est tellement peu. Enthousiasmé par ses succès, le Club Rhône-Mékong se lance dans un quatrième projet. Avec ferveur et professionnalisme…
Cette fois ci c’est à Dan Hà, dans les montagnes du Nord-ouest, que le Club a décidé d’agir. Sur les rives du fleuve Rouge, la commune est constitué de huit villages.

Le revenu moyen par mois est de quatre euros. Les seules activités sont agricoles et le climat est rude : la saison sèche confine à la sécheresse tandis que l’été est sujet aux inondations. L’état de santé global est déplorable, la région ayant acute ;té largement touchée par l’agent orange.
Pour l’instant, l’enseignement ne peut se faire qu’à mi-temps, dans des locaux terriblement vétustes et avec des effectifs surchargés. Pour aller vers l’avenir, il faut que ces enfants démunis puissent apprendre dans de bonnes conditions et, donc, construire des salles de classe. L’essentiel des bénéfices de la Fête des huit printemps du club Rhône-Mékong devrait être consacré à ce projet. Vu le succès qu’elle a remporté, les plus beaux espoirs sont permis.

Constructions financées par le Club Rhône-Mékong en 2004

Au Nord

- Deux salles de classe maternelle sont construites cette année à Minh Bảo (Yên Bài), à environ 200 kms au nord-ouest de Hanoi. Le Club a envoyé 2315 euros pour financer la construction de ces deux salles.
- La commune de Tử Đà est à une centaine de kilomètres de la capitale, Hanoi, la principale ville du district étant Việt Trì. Tử Đà est un bourg situé dans une région vallonnée à la terre peu fertile, qui compte environ 5 000 habitants, pour l’essentiel des petits paysans vivant de leur production de céréales (riz, maïs, manioc) et de leur élevage (volailles, porcs, pisciculture).

Dans ce village a été créé un club du troisième âge (Hội người cao tuổi) qui compte plus de sept cents membres aujourd’hui. Petits cultivateurs retraités sans grandes ressources, ils ne peuvent financer la construction d’un « cercle » susceptible de les accueillir pour se réunir ou pour la lecture.

Le projet dont le Club Rhône-Mékong est le maître d’œuvre est de construire deux petites salles pour un montant de 2 100 euros.

Le financement des équipements (livres, abonnements, etc.) sera assuré par les bénéfices retirés de la vente des mémoires de Thiệu văn Mưu, Un enfant loin de son pays.

Au centre

La commune de Thanh Dương est une commune pauvre en zone montagneuse située à environ 35 km de Vinh (capitale de la province de Nghệ An), avec une population de 6 000 habitants environ.

L’école primaire de Thanh Dương comporte quatorze salles de classe, dont huit anciennes et en mauvais état construites en 1973, et les six autres datant de 1999. Elle peut recevoir 592 élèves (garçons et filles) répartis en vingt et une classes (six classes de 5e année, quatre classes de 4e année, quatre classes de 3e année, quatre classes de 2e année et trois classes de 1ère année). Du fait de l’insuffisance du nombre de salles par rapport aux effectifs, les élèves ne peuvent suivre qu’une demi-journée de cours (3 h 30) par jour, à l’exception des meilleurs ou des plus faibles d’entre eux qui sont autorisés à suivre des cours toute la journée, soit sept heures. Selon les nouveaux règlements vietnamiens pour les écoles nationales de même catégorie, le nombre des élèves pour chaque classe primaire ne devrait pas dépasser dans le futur 25 à 28 (alors qu’il est de 35 en moyenne actuellement) et tous les élèves devraient pouvoir suivre sept heures de cours par jour.

Pour répondre à ces directives, le Comité populaire de la commune de Thanh Dương a demandé, depuis plusieurs années, aux autorités locales, le financement nécessaire pour construire sept salles de classe supplémentaires et pour réhabiliter les huit salles les plus anciennes. L’école dispose de suffisamment de terrain pour cette opération, mais elle n’a reçu aucune réponse positive jusqu’à ce jour.

Avec l’aide de M. Michel Hồ tá Khanh, le Club Rhône-Mékong s’est engagé à concurrence de 7 600 euros pour la réalisation de six salles de classe qui doivent être construites pour la rentrée 2004 en répondant aux règlements et normes techniques vietnamiens exigés pour assurer la sécurité des élèves, avec la garantie que le personnel enseignant nécessaire au bon fonctionnement pédagogique sera nommé par les autorités vietnamiennes.

Au Sud

Vị Thanh est une commune encore pauvre située à 45 kms au Sud-ouest de Cần Thơ. La terre y est alunifère, ce qui la rend peu fertile pour les plantations. La région étant exposée aux inondations, pour y construire une petite école maternelle, il faut consolider les fondations avec des pieux dont le coût représente déjà le tiers du coût global qui est de 7015 euros.

Le Club Rhône-Mékong s’est engagé à financer la construction de cette école maternelle (deux salles de classe et les sanitaires) pour accueillir dès la rentrée en Septembre 2004 les enfants non scolarisés.


Association Culturelle et Humanitaire Franco-Vietnamienne

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